Définition : sourire intérieur = technique de relaxation / positionnement
permettant d’optimiser l’utilisation des muscles importants de l’appareil vocal.

Méthode : bouche fermée et mâchoire relâchée, pensez à une situation qui vous
fait légèrement sourire ou rire silencieusement.

 

Effets poursuivis

Larynx ramené dans son champ d’équilibre, c’est à dire une
position verticale neutre ou modérément basse.

Geste de relaxation pour les cordes vocales lors de la reprise d’air, moins de bruit à l’inspiration = moins de
tension dans le laryngopharynx = accolement des cordes vocales plus net et
précis, départ du son plus facile.

Timbre vocal plus égal lors du changement d’une note à l’autre.

Relâchement de tension excessive lors de l’émission de sons
vocaux plus sportifs = très graves ou très aigus, voix de tête, belting, etc.

Mécanismes physiologiques

1) le sourire intérieur permet d’activer de façon indirecte le muscle élévateur
du voile du palais
2) la tension au niveau du pharynx est rééqulibrée, les constricteurs
pharyngés se relâchent
3) les fausses cordes vocales (plis ventriculaires) s’écartent, ce qui libère
l’espace au-dessus des vraies cordes vocales = son moins rauque/étouffé
4) les muscles abducteurs des cordes vocales (crico-aryténoïdiens
postérieurs) s’activent lors de l’inspiration = celle-ci devient plus
silencieuse, ce qui rééquilibre aussi l’effort dans les muscles adducteurs
(qui accolent les cordes vocales) lors du départ du son.
5) plusieurs autres muscles se relâchent – les muscles de mastication, du
plancher de la bouche, les muscles extrinsèques du larynx (élevateurs et
dépresseurs que je décris plus en détails dans l’article sur le Début de
baîllement)

Conclusion : sourire intérieur = moins de tension dans les muscles extrinsèques,
inspiration sans bruit = moins de forçage au niveau des cordes vocales au début
et pendant la durée du son = timbre plus égal et riche = encore et toujours plus
d’endurance et moins de fatigue !

BONUS : selon la tradition taoïste, cette pratique aide aussi à changer d’attitude
envers soi-même, à devenir plus tolérant, chaleureux, compatissant envers ses
limites, ses blocages, ses difficultés et face aux émotions négatives.

Mode d’exécution et conseils pratiques :

  • allongez la nuque, détendez les épaules et relâchez la mâchoire sous la
    force de la gravité
  • pensez à un endroit très sérieux où l’on n’a pas le droit de rire. Ensuite
    pensez à quelque-chose ou quelqu’un qui vous fait rigoler / rend joyeux.
  • inspirez dans cette position et constatez combien la reprise d’air est
    silencieuse. Bouchez les oreilles au besoin et faites disparaître le bruit du
    souffle complètement.
  • maintenez ce geste pendant : le début du son, le changement de notes
    (rapide ou lent), les sons prolongés, le travail des graves et des aigus, etc.
  • ne souriez pas avec les lèvres ou le visage. Cela déforme la diction et la
    résonance et apporte de la tension inutile. Gardez une diction normale.
  • ne tendez pas ACTIVEMENT les muscles dans votre appareil vocal : gorge,
    palais, etc. Tout doit se passer doucement, comme un réflèxe naturel.
  • le sourire intérieur comporte la relaxation PROGRESSIVE d’une bonne
    douzaine de muscles différents
  • Renouvelez-le le plus souvent possible –
    les muscles concernés vont se relaxer de plus en plus rapidement et
    profondément après plusieurs reprises.

 

Bonne pratique !

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